A Cœur Joie, chant choral et humanisme.
L'appel de César Geoffray rédigé en forêt de Saint-Hubert en juillet 1966 a été publié il y a 39 ans. Il reste d'une saisissante actualité.
En avant !
Les circonstances qui favorisèrent la naissance de notre Mouvement A Cœur Joie - la guerre et le scoutisme - nous confirment dans la certitude que le goût de vivre (l'adhésion volontaire et joyeuse à la vie), inscrit dans la nature même de tout être, peut, doit et sait surmonter les pires difficultés.
Il s'agissait bien, en nos débuts, de survivre et les voix qui se réunirent autour des premiers cahiers A Cœur Joie affirmaient cette volonté joyeuse, mais, par-là même, traçaient un sentier de vraie liberté pour les adolescents et les adolescentes qui l'emprunteraient !
La paix revenue, ce chemin nous a entraînés irrésistiblement dans sa lumière pour que fleurisse encore, au cœur des jeunes ( et tout autant ), la volonté de vivre harmonieusement, dans la confiance, l'équilibre, la cordialité.
Il n'est pas dans mes attributions de souligner les faiblesses, les dangers d'une civilisation aux réalisations étonnantes mais qui a bien de la peine à débarrasser ses rouages d'oxydations inquiétantes qui la rongent. Lequel d'entre nous n'a pas conscience de cette évidente caducité?
Aucune échappatoire aux douleurs de l'enfantement de ce monde nouveau qui pointe, lequel blessera dans son avènement l'homme tout entier.
C'est alors que notre Mouvement, qui témoigne, après plus de vingt ans, de son humanisme pétri de chant choral - école de bonheur et d'épanouissement tant individuel que collectif - doit proposer à tant d'adolescents désemparés les bienfaits de ses réalisations, ouvertes et offertes à tout homme de bonne volonté.
A tous ces jeunes désenchantés, qui s'efforcent à assouvir hâtivement des passions éphémères, suggérées par tous les moyens d'information, il faut raconter la belle aventure de notre Mouvement A Cœur Joie qui a ranimé précisément cet amour de la vie au cœur de beaucoup des nôtres ! Il faut crier ce que nous éprouvons nous autres, à nous réunir chaque semaine autour d'une polyphonie ancienne ou moderne, savante ou populaire, source d'harmonie cordiale autant que musicale.
Que chacun de vous, qui s'est amélioré au contact de cette musique vivante, considère qu'il ne peut garder ce bonheur pour lui tout seul mais qu'il doit en révéler le secret - si simple - à ses camarades divers...
En route, mes amis pour cette urgente croisade de santé!!!
César Geoffray